COMPTE-RENDU DE LA VISITE DU SNES ALLEMAGNE AU LFA DE HAMBOURG le 3 novembre 2021

Le 3 novembre 2021, le coordonnateur du SNES Allemagne (Sébastien Illiano) s’est rendu au Lycée Franco-Allemand de Hambourg. Une Heure Mensuelle d’Information Syndicale a été déposée pour l’occasion par le secrétaire de section Stéphane Richeux. Une dizaine de collègues étaient présent.e.s à cette HMIS.

La transformation de l’établissement en lycée franco-allemand suscite encore de multiples questions, notamment en termes de procédures, en l’absence d’instances classiques telles qu’on peut les trouver dans un Établissement à Gestion directe de l’AEFE (EGD), en termes de maintien d’une filière baccalauréat classique pour les élèves de passage ne pouvant suivre la préparation au baccalauréat franco-allemand dans son intégralité, en termes de programmes…

Le retard pris par les travaux (apparemment en raison des goulots d’étranglement sur les matériaux suite à la pandémie) n’a pas permis le déménagement de l’établissement comme prévu plus au centre de Hambourg, à Altona. Ceci a suscité quelques désinscriptions d’élèves et nuira temporairement au développement de l’établissement tel qu’il était initialement prévu.

Les collègues s’interrogent sur le maintien de leurs postes (16 postes de détaché.e.s garantis par l’AEFE mis à disposition de l’établissement), en particulier car ils/elles sont dans le flou quant à la projection sur 6 ans de la structure de l’établissement que la Schulbehoerde a demandé à la direction de l’établissement d’élaborer. Évidemment, les prévisions en termes de nombre de classes par niveaux conditionneront les besoins d’enseignement de la part des administrations française et allemande de l’établissement, ainsi que la place de la filière baccalauréat dans cette structure. Nous espérons que ces informations seront rapidement communiquées.

A la question de savoir si la direction allemande était dans un rapport de supériorité hiérarchique vis-à-vis des collègues détaché.e.s, s’ils/elles devaient accepter des inspections de la Schulbehoerde, nous avons clairement répondu que non. Leur hiérarchie est nommée par l’AEFE et notre inspection est celle de l’AEFE.

L’après-midi a eu lieu un entretien avec Monsieur Panarioux, proviseur du lycée, les représentants du SNES local, Stéphane Richeux et Colas Davaud et le représentant du SNES Allemagne.

Pour ce qui est du vote de la carte des emplois (la prévision des suppressions, transformations ou créations de postes à la rentrée suivante), la démarche consisterait à consulter les représentants syndicaux locaux, à présenter le projet au Personalrat, à entériner ensuite le projet de carte des emplois entre la Schulbehoerde de Hambourg et l’AEFE avant de présenter les éventuelles modifications pour avis au comité technique de l’AEFE.

La question du maintien des 16 postes de résident.e.s a été évoquée, elle se pose en raison de l’évolution des effectifs : Monsieur Panarioux s’est voulu rassurant en rappelant que la Schulbehoerde a un intérêt (financier) à conserver le financement de ces postes par l’AEFE.

Les représentants du SNES de Hambourg sont revenus sur l’idée d’attribuer un poste de coordinateur/trice de cycle à un.e collègue détaché.e qui travaillerait de concert avec son homologue de l’administration allemande. Madame Picault y est favorable, de même que Monsieur Panarioux.

Nous avons aussi rappelé le nécessaire maintien d’un enseignement spécifique français en adéquation avec une partie du public /du lycée et la mission des établissements de l’AEFE, Hambourg se trouvant beaucoup trop loin de la frontière, contrairement à Sarrebruck ou Fribourg, pour envisager facilement une scolarité en France pour les élèves qui n’auraient pas le niveau requis en allemand pour suivre les cursus franco-allemands. Le maintien de cette filière française devrait faire l’objet de plus de communication, entre autres sur le site de l’établissement selon les collègues.

D’ailleurs, présenter le diplôme national du Brevet en troisième ou le MSA en seconde relèvera du volontariat.

Ont été évoquées aussi les éventuelles difficultés de recrutement d’enseignant.e.s au LFA de Hambourg : le niveau de langue attendu sera probablement évalué avec souplesse afin de pourvoir les postes. Nous rappelons encore une fois que nous estimons la durée des nouveaux contrats de résident.e.s trop courte pour s’intégrer dans des établissements aussi spécifiques et y être pleinement efficace.